La prostate est une petite glande située sous la vessie de l’homme, elle vient entourer l’urètre. Son rôle principal consiste à produire du mucus et du liquide prostatique, qui se mélangent au sperme pour le fluidifier et augmenter la motilité des spermatozoïdes.

Les cellules qui composent cette glande peuvent être le siège de prolifération anarchique, qui aboutit à long terme à une véritable tumeur maligne.

Quels sont les facteurs de risque du cancer de la prostate ?

Il existe certains facteurs de risque qui prédisposent à la survenue du cancer de la prostate, cela signifie qu’une catégorie d’hommes aura plus de risque de développer un cancer par rapport à une autre.

Parmi les facteurs de risque identifiés et incriminés, on peut citer :

  • L’âge : supérieur à 60 ans.
  • Les antécédents familiaux : à cause des facteurs génétiques incriminés dans le cancer de la prostate, notamment les gênes BRCA1 et BRCA2.
  • L’origine ethnique : dans l’ordre décroissant, ce sont d’abord les Africains, puis les Caucasiens, puis les Asiatiques qui font des cancers de la prostate.

Comment reconnaître le cancer de la prostate ?

Si la symptomatologie est principalement faite de signes urinaires, peu spécifique au cancer, il reste néanmoins nécessaire de consulter un médecin afin d’entreprendre une démarche diagnostique qui écartera tous les doutes.

La symptomatologie du cancer de la prostate est faite de différents signes :

  • Une dysurie.
  • Une pollakiurie : uriner souvent et en petite quantité.
  • Une difficulté à initier le jet mictionnel.
  • Une hématurie ou une hématospermie : du sang mélangé aux urines ou au sperme.
  • Des troubles de l’érection, des éjaculations douloureuses.
  • Des douleurs de toute la zone pelvienne.

Comment traiter un cancer de la prostate ?

Aujourd’hui, le cancer de la prostate reste un cancer où il existe heureusement différents axes thérapeutiques, et de larges moyens pour l’éradiquer.

La chirurgie

Consiste à réaliser une prostatectomie radicale, c’est à dire à retirer entièrement la glande. Elle se fait soit par méthode classique, en ouvrant l’abdomen, soit par méthode laparoscopique en réalisant une plus petite incision.

La radiothérapie

La radiothérapie sert souvent de complément à la chirurgie. Ainsi, on peut y avoir recours si des résidus tumoraux sont retrouvés après la chirurgie, ou encore si l’on décèle des métastases que les examens complémentaires pré-chirurgicaux n’avaient pas montré.

Dans de rares cas, elle peut être envisagée seule sans chirurgie.

L’hormonothérapie

Elle agit en créant un milieu hormonal incompatible avec la croissance tumorale des cellules qui existent déjà. Elle ne tue pas les cellules cancéreuses contrairement à la radiothérapie, son rôle est principalement palliatif.

La chimiothérapie

Comme le traitement hormonal, la chimiothérapie vise surtout à réduire la taille de la tumeur, soulager le patient, et améliorer sa qualité de vie.

On peut y avoir recours si jamais l’hormonothérapie n’est pas réalisable chez un patient.

Ultrasons/Cryothérapie

Les cellules cancéreuses peuvent être également être tuées par choc thermique. Ce dernier est généré par :

  • Une pulsation d’ultrasons qui font atteindre à la glande une température de 80°
  • La congélation de la prostate par sonde introduite.